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ALG, la DDCT vous ment !!!

ALG, la DDCT vous ment !!!

Ce qu’on a gagné ensemble à force de mobilisations

Depuis la première tentative, le 8 octobre 2013, de passer en Comité Technique Paritaire la réforme des rythmes de travail des ALG, la CGT, au côté des Agents, s’est positionnée contre ce projet de la DDCT. Dès le début, nous avons dénoncé le but de la Ville, à savoir, faire des économies sur le dos des agents, parmi les moins bien payé, et tout ça, au mépris de leur santé.

Nous avons donc soutenu les nombreuses grèves que les ALG ont faites pendant 2 ans pour demander le retrait de ce projet et la fin des expérimentations dans les 3 mairies « pilotes » qui subissaient cet essai.

A force de boycott de toutes les organisations syndicales, à plusieurs CTP, le projet a fini par être présenté le 5 juin 2015 en Comité Technique où l’administration, cette fois-ci, ne vote plus. C’est donc, tout naturellement, que le vote de ce projet recueille un « NON » unanime de la part de tous les membres du CT.

L’administration fait la sourde oreille, passe en force et propose, malgré tout, sa réforme au Conseil de Paris début juillet. La réforme est votée et sera donc applicable au 1er septembre 2015.

Cependant, la mobilisation des ALG contre ce projet n’a pas été vaine et la DDCT, a bien été obligée de tenir compte des revendications légitimes des agents qui ne voulaient pas qu’on touche à leur rythme de travail.

Aussi, en Annexe de la délibération votée au Conseil de Paris, ce ne sont plus 3 mais 4 modes de cycles de travail parmi lesquels les mairies peuvent choisir. Les 3 premiers massivement rejetés par les agents et les syndicats et un 4ème qui stipule : « Les agents travaillent selon un cycle unique (8h30-16h57) ». Il est donc tout à fait possible à chaque Service Intérieur de conserver son rythme de travail habituel sans déroger à la délibération du Conseil de Paris !

N’en déplaise à certaines directions de mairies qui véhiculent des informations mensongères quant à une obligation de changement !!!

Non, les mairies ne font pas ce qu’elles veulent comme elles veulent !

En outre, la délibération précise que : « Chaque modification du mode d’organisation du travail définie en annexe, proposée par une mairie d’arrondissement à compter du 1er septembre 2015, fait l’objet d’une présentation au Comité technique ». Or, à ce jour, le Comité Technique de la DDCT n’a jamais été consulté pour un changement de rythme de travail d’une Mairie.
Pourtant, la Ville sait qu’elle ne peut faire autrement, puisque elle risquerait alors de se retrouver devant le tribunal pour le non-respect d’une délibération qu’elle a elle-même écrite.
Le comble tout de même !!!
Il faut donc en déduire que depuis 1 an, alors que cette délibération est passée, toutes les équipes d’ALG ont su faire valoir leur droit à rester sur le mode de fonctionnement qui leur permet de continuer à être payer en heures supplémentaires à partir de 17h et de ne pas changer de rythme de travail.  Et que cela va durer puisque dans, le prochain CT du 1er juillet, il n’est fait mention d’aucun changement qu’une mairie souhaiterait appliquer à son équipe de service intérieur. Donc rien de doit changer !

Le nouveau cycle de travail

Mais, il faut rester vigilant et unis pour que leur réforme continue de rester au placard et qu’aucun changement de rythme de travail ne soit imposé aux agents selon les désidératas d’une hiérarchie zélée qui voudrait économiser de l’argent, au lieu d’avoir le courage de demander l’enveloppe budgétaire nécessaire à la DDCT, pour payer les agents comme il se doit.

En outre, pour rappel, la délibération indique que : « Si l’organisation choisie prévoit de faire varier les plages horaires quotidiennes de travail, les agents sont informés de leurs horaires de travail au plus tard quinze jours avant l’échéance. », on ne peut donc pas demander à un Agent la veille pour le lendemain de changer d’horaire, ni même une semaine à l’avance. Ce serait une faute de l’administration qui ne respecterait pas ses engagements.

Les vrais raisons du passage à Chronogestor …

Un autre point qu’il faut souligner, c’est le passage actuel, mairie par mairie, des ALG, sous chronogestor.

On pourrait se dire, qu’il s’agit là d’une volonté de la DDCT de se mettre en règle au regard du code du travail afin de s’assurer que les agents ne seront pas, par la pression de leur hiérarchie ou du politique, amené à faire plus des 10 heures de travail (heures supplémentaires comprises) sur 12 heures d’amplitude, à avoir 11h de repos quotidien minimum entre 2 journées de travail et 35h de repos minimum sur le week-end.

Mais ne soyons pas naïf, la DDCT n’est pas le monde des Bisounours, loin de là et nous avons toutes et tous, déjà eu, maintes fois, l’occasion de le constater.

L’objectif de la Ville étant de chercher à économiser le moindre sou, on peut se demander à quoi sert cette nouvelle ligne apparu depuis cette année sur chronogestor : « récupération heures supplémentaires ». Pour la CGT, c’est clair, à terme, l’idée de l’administration est de ne plus payer les heures supplémentaires mais de les faire récupérer.

La bataille pour conserver nos droits est donc loin d’être fini, surtout avec le rapport Laurent, commander par le gouvernement … L’objectif avoué du rapport est clair : augmenter le temps de travail des fonctionnaires. D’ailleurs, c’est la Ville de Paris qui est clairement pointé, dans ce rapport, comme bénéficiant de trop de jours de congés.

La Ville n’a d’ailleurs pas attendu ce rapport : les préconisations de ce rapport étant la nécessité de “maitriser les heures supplémentaires” (comprendre les éliminer), de réduire le nombre de RTT, d’adapter les horaires au besoin du public. Bref tout ce que met en place la Ville pour les ALG. La clé pour y parvenir c’est l’annualisation du temps de travail, on comprend mieux pourquoi le pointage sur chronogestor est instauré…


C’est pourquoi, il faut montrer à la Ville et au gouvernement que nous ne sommes pas dupes de leur projet. Il est temps de leur dire NON, nous ne voulons pas de la Loi Travail, NON, nous ne voulons pas perdre nos droits, mais OUI nous voulons des salaires décents pour vivre et pas survivre, et OUI nous voulons que nos conditions de travail s’améliore au lieu qu’elles se dégradent sans cesse.

Alors, amplifions la mobilisation et soyons plus nombreux encore pour la prochaine journée d’action le mardi 28 juin

Manifestation contre la loi travail
Mardi 28 juin
14h – Place de la Bastille vers la Place d’Italie