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Le 31 mars, c’est dans la rue que ça se passe… Contre la Loi Travail et la casse de nos droits

Le 31 mars, c’est dans la rue que ça se passe… Contre la Loi Travail et la casse de nos droits

Jeudi 17 et 24 mars, de nombreux jeunes sont, une nouvelle fois, descendus dans la rue pour dire nonau projet de Loi Travail. Ce projet de loi est une attaque contre tous les salarié(e)s, il est temps quetout le monde rentre dans la bataille.

Loi travail : un retour au 19e siècle !

Les reculs sont nombreux. L’objectif est bien de nous faire travailler plus pour gagner moins.

Ce projet n’est pas simplement une remise en cause de nos droits comme les 35h par semaine, les 11h de repos quotidiens, le montant des heures supplémentaires. Les mesures de cette loi travail sont en plus particulièrement discriminatoires envers les femmes. Par exemple, l’augmentation du temps de travail imposera plus de flexibilité aux salarié(e)s; les femmes risquent d’être les premières victimes des licenciements facilités par cette loi car, sachant que les femmes effectuent toujours 80% des tâches ménagères, la possibilité de “s’adapter” sera moindre pour elles!

C’est aussi un bouleversement du principe même du code du travail : le principe selon lequel les salarié(e)s bénéficient des règles les plus favorables est tout simplement annulé, en permettant que des accords de branche ou d’entreprise défavorables aux salariés s’appliquent…

Le principe de la négociation collective n’est là que pour masquer les reculs, de la même manière qu’à la Ville le “dialogue social” permet de masquer ce qui nous est imposé par la Ville.

Loi travail : une réforme qui nous touche directement !

Cette réforme a des conséquences directes pour les agents de la fonction publique : les temps de repos, les pauses, le nombre d’heures travaillées par jour et par semaine sont des règles du code du travail directement transposées dans la fonction publique. Les changements prévus par la loi travail impacteront aussi nos conditions de travail.

Cette réforme diminue les responsabilités des employeurs en terme de santé et de sécurité au travail pour les salariés. La Ville ne respecte déjà pas ses obligations en s’opposant et contournant les décisions des CHSCT comme les représentants du personnel l’ont constaté à la DDCT. De nombreux collègues sont abimés par le travail, certains y ont perdu la vie en 2015. La Ville se contente de communiquer beaucoup autour des questions de santé et sécurité. Sachant qu’elle s’exonère déjà de ses obligations,
on peut craindre le pire quand ses obligations n’existeront plus avec la nouvelle loi !

Réformes de la fonction publique : les mêmes conséquences que la loi travail !

Les réformes qui touchent la fonction publique entraineront une destruction du statut de fonctionnaire.

La mobilité forcée, faciliter la suppression de postes, empêcher que des règles plus favorables aux agents puissent s’appliquer, baisser les salaires, revenir sur le temps de travail. Voila ce que les paquets de réformes permettent : protocole PPCR, lois créant la Métropole Grand Paris, réformes des primes, etc… Ce sont bien les mêmes effets que la Loi Travail.

Ces attaques sont bien portées contre l’ensemble des salarié(e)s : il s’agit de nous faire bosser plus, de revenir sur nos acquis, tout en nous payant moins.
Le dégel à minima du point d’indice par le gouvernement n’est qu’un moyen de tenter de nous calmer. 15 euros d’augmentation en 2 fois, c’est une provocation alors que 5 années de gel ont entrainé une perte de 200 à 300 euros par mois pour nos salaires…

Cette “aumône” ne nous est faite que pour éviter l’entrée des fonctionnaires dans la bataille contre cette Loi Travail aux côtés des salarié(e)s du privé. Car oui le gouvernement a peur d’une contestation générale de sa Loi Travail. C’est bien pour cela qu’il tente,de briser par la force et dans le silence complice des médias, la contestation des jeunes, en fermant les universités, en envoyant les CRS, etc…

Le 31 mars, c’est le moment d’être dans la rue !

Le 31 mars sera une grosse journée de mobilisation des salarié(e)s et des jeunes. C’est l’occasion de nous organiser, de discuter et de se mobiliser ensemble pour nos droits. Les agents de la DPA, la semaine dernière ont envahi le hall de leur direction lors de la visite de M. CHOTARD, secrétaire général de la Ville, pour s’opposer au déménagement forcé à Bédier. Les collègues de la DPA ont bien compris que c’est le moment de s’opposer aux projets de la ville.

En s’appuyant sur cette journée du 31, ce sera l’occasion non seulement de refuser les projets de la Ville, les réformes qui visent à détruire le service public et le projet de loi rétrograde du gouvernement pour tous les salarié(e)s. C’est une occasion de nous mobiliser pour faire reculer les projets qu’on veut nous imposer dans nos services. Mais aussi de construire le tous ensemble nécessaire pour gagner contre ce projet de loi.

Car oui il s’agit bien de projets similaires qui sont liés. Se battre ensemble est le seul moyen de ne plus les subir.

OUI, le 31 mars, il est possible de faire reculer tous ces projets, cela dépend de notre mobilisation. Nous pouvons montrer que cela ne peut plus continuer comme ça et que lorsque nous arrêtons le travail, plus rien ne fonctionne sans nous !

Se mobiliser en nombre, c’est notre force. En manifestant aux cotés des jeunes et des salariés du privé le 31 mars, c’est le moment de montrer à ce gouvernement que nous valons un travail décent et un salaire décent.

La souffrance au travail explose quand nos salaires baissent ou stagnent.

Oui, à la Ville de Paris aussi #OnVautMieuxQueCa !