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DICOM : Il n’y a plus d’abonné au N° que vous avez demandé…

5 millions de chômeurs !…

Notre édile municipal veut à tout prix aider “moi -président” à inverser la courbe du chômage.
Qu’à cela ne tienne ! Le 3975 s’est substitué à Pôle Emploi…

Sans se soucier le moins du monde de la procédure à respecter en cas de changement des missions des agents, les responsables de la DICOM se sont empressés de répondre à l’exigence du cabinet du Maire… en période électorale, les choses ne traînent pas, chacun s’attache avec zèle à répondre aux moindres demandes de “moi-candidate”.

Sans passer par la case CTP, on demande alors à certains téléconseillers d’appeler les artisans/commerçants pour les informer de l’existence d’un service en ligne sur lequel ils peuvent déposer leurs offres d’emplois. En cela, on crée un précédent qui fait qu’ensuite il sera difficile de refuser si cela se représente. Les parisiens qui font habituellement appel aux services du 3975, eux, attendront plus longtemps avant d’obtenir une réponse…

La CGT ne peut qu’approuver l’idée de mettre en relation ceux qui cherchent un emploi et ceux qui le proposent, sauf qu’il existe déjà des Maisons de l’Emploi pour faire ce travail. Le hic c’est que ces structures sont elles mêmes dé- bordées car elles fonctionnent essentiellement avec des contrats aidés.
OUI la CGT est d’accord pour que le service public s’empare des questions d’emploi mais les agents à qui on demande des missions supplémentaires doivent avoir des moyens supplémentaires.

Mais partout, la politique de restrictions des budgets bat son plein… On vous l’a dit, on est en période électorale, il faut un bilan !

Pourtant de l’argent, il y en a !!!

Pour preuve, le maire de Paris n’a pas hésité a faire cadeau d’1 milliard 700 millions d’euros, à son ami François dès 2012**.
Pour information, cette somme correspond approximativement à la masse sala- riale des personnels de la Ville pour un an.

*Chacun appréciera au passage toute la perversité du système qui fait qu’un Parisien en situation précaire et en recherche d’emploi se retrouve à la Maison de l’Emploi face à un agent lui-même en contrat précaire. Les précaires parlent aux précaires…
**Pour plus d’informations sur la générosité du Maire envers le President, nous vous invitons à vous reporter au tract que la CGT avait consacré à ce sujet

Et pour les agents, Il faut faire toujours plus avec toujours moins de moyens…, et comme si cela ne suffisait pas, la DICOM fonctionne avec des méthodes de management made in «centres d’appels privés» :

  •  Pression sur les agents pour les contraindre à accepter de nouvelles missions. Ainsi les adjoints administratifs des salons d’accueil de l’Hôtel de ville doivent désor- mais vendre les objets publicitaires siglés Paris.
  • Pas de consultation du CTP en cas de modifications des fiches de postes… les agents recrutés pour répondre aux appels des parisiens deviennent des vendeurs de service du jour a lendemain Aucun respect des instances paritaires : Information et consultation à posteriori du CTP en cas de changement d’horaires comme cela s’est passé avec les standardistes.
  • Augmentation de la charge de travail sans moyen supplémentaire (effectifs, budget) .
  • Un système de course à la carotte avec des critères d’attribution incohérents et mise en place d’une double notation anti-statutaire.
  • Temps de pause très encadré et minuté.
  • Chantage à la suppression des primes.
  • Management par petits arrangements accordés ou refusés selon qu’on est un agent conciliant ou pas…

carotte

Alertés par des agents en souffrance qui n’en peuvent plus, à la CGT nous exigeons que cette maltraitance institutionnelle cesse.
Il faut mettre un terme à l’infantilisation des agents qui passe par la distribution de bons ou de mauvais points, tout cela dans la plus parfaite opacité.

bonpoint

La CGT exige la communication du nombre d’appels traités quotidiennement par chaque agent. Ces chiffres existent et ne peuvent faire l’objet d’une rétention de quelque nature que ce soit. Les agents sont évalués et notés sur des chiffres de traitement d’appels alors qu’aucune information sur l’activité du plateau n’est plus fournie.

Dans une collectivité locale on ne peut pas appliquer les méthodes des centres d’appels privés car les finalités sont différentes. D’un côté on offre un service aux administrés de l’autre on cherche à rentabiliser, à faire du profit.

Les encadrants sont invités à relire le Vademecum de l’encadrant…pour en apprécier toutes les subtilités.

Depuis longtemps, à la CGT, nous dénonçons les aberrations d’une politique municipale qui fait que de nouveaux services sont offerts aux parisiens sans qu’on mette les moyens nécessaires à leur fonctionnement.

RAS L’CASQUE

Ces nouveaux services offerts dans la précipitation, au rabais, entrainent logiquement des difficultés. La façade est pimpante mais il n’y a rien derrière.

STOP ! BASTA ! CA SUFFIT !

Les difficultés des directions ne peuvent plus être délocalisées au 3975. Que ce soit pour Facil’Famille ou pour l’ARE, ces questions doivent être réglées dans les directions d’origine. Ce sont elles qui seules connaissent les tenants et les aboutissants des difficultés posées par les réorganisations successives ou les nouveaux service proposés aux Parisiens.
La DASCO n’a pas les moyens humains de répondre aux nombreuses réclamations des familles… qu’à cela ne tienne, les appels sont détournés vers les agents du 3975 qui se retrouvent confrontés à la colère des usagers, souvent légitime.
Dans le cadre de Facil’Famille, plutôt que de chercher à régler les problèmes récurrents de facturation, qui releve de la compétence de la DASCO, nos responsables se sont contentés de rediriger techniquement la colère des usagers vers les agents de la DICOM.
Ces mêmes agents dont certains se retrouvent aujourd’hui sanctionnés. C’est un système complètement pervers où l’on perd même 1 point sur la notation spéciale DICOM pour impossibilité de régler un problème qui vient d’une autre direction !

Difficile de faire mieux pour achever des agents déjà en souffrance !

Les agents du 3975 ne sont pas des punching-ball sur lesquels les parisiens peuvent venir crier leurs colères même si elles sont légitimes. Les responsables dans les Di- rections, le maire lui-même sont redevables vis à vis des administrés. C’est irresponsable de se protéger en mettant les agents du 3975 en 1ère ligne. Nos champions de la Com’ ne peuvent pas toujours s’épargner en reportant sur les agents leur incompétence à offrir aux parisiens autre chose que de
la communication !
C’est trop facile ! Les agents n’en peuvent plus, la charge est trop lourde, ils veulent respirer. Beaucoup ont craqué…

Un rapport de l’Inspection Générale a pointé le 3975 comme un des services dans lesquels les absences au travail sont préoccupantes. Qu’est ce qui a été fait depuis ? RIEN !

La CGT exige le passage de la médecine de prévention au 3975 pour étudier de manière objectives les conditions de travail des agents.

En interpellant par courrier la secrétaire générale, en lui faisant connaître la réalité de ce qui se passe sur le plateau, en l’incitant à aller au-delà de ce que les responsables de la DICOM veulent bien lui laisser entrevoir à travers un «Journal des Usagers» complètement dévoyé de sa finalité première, la CGT agit, avec les agents, dans le sens d’un service public de qualité.

Nous sommes aux côtés des agents pour les soutenir.
Nous rappelons que nous sommes tous des adultes, nous refusons ces façons de faire. Nous sommes à la disposition des agents qui veulent résister et s’opposer à ces méthodes de management incompatibles avec la notion de service public.

Quel est le risque à résister ? La liberté !

Pour obtenir le respect !

Notre syndicat a interpellé Mme BEDAGUE-HAMILIUS Secrétaire générale de la Ville et du Département de Paris.

Découvrez notre courrier ci-dessous :

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