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La lutte, ça paie !!!

Victoire des grévistes du Monoprix Roquette 

Au terme du 38ème jour de grève, les grévistes du Monoprix Roquette ont obtenu satisfaction sur leurs revendications, notamment :

  • Le respect du temps de pause.
  • La reconnaissance du sous-effectif en caisse et des embauches immédiates.
  • Le remplacement dans un délai de 3 à 5 jours des salariés absents.
  • La réparation du monte-charge.
  • La fin du recours systématique aux sanctions.
  • La création de nouvelles caisses et le remplacement du matériel obsolète.
  • Le contrôle des représentants du personnel sur les changements d’affectation

L’US-CGT Commerce et Services de Paris se félicite de cette victoire arrachée à l’issue d’un conflit anormalement long, dont la direction du Monoprix faisait une question de principe.

Elle continue à condamner les pratiques managériales de cette entreprise qui consiste à accentuer les cadences de travail et imposer la polyvalence, au mépris de la santé des salariés.

La victoire des salariés du Monoprix Roquette est une leçon qui sera retenue par la direction de l’entreprise, mais surtout par les salariés de tous les magasins.

Communiqué du Union Syndicale Commerces et services de Paris, le 3 août 2012

 

Au bout de 38 jours de grève, les salariés de Monoprix Roquette ont remporté une éclatante victoire, face à une  direction fermée, arrogante et provocatrice depuis le début du conflit.

Jocelyne Flips, flanquée d’une responsable des affaires sociales qui n’avait, de toute évidence, aucune expérience de  la négociation, a fait durer de façon extravagante un conflit qui aurait pu être résolu en quelques heures.

Peut-être espérait-elle que les grévistes finiraient par se lasser, laissant le champ libre aux agissements de la  directrice, à ses provocations permanentes, ses mensonges et son mépris des salariés ?
Mais au lieu d’une victoire, c’est une défaite sans appel que Mme Flips va devoir gérer.

Comment expliquer qu’elle ait dit « non » pendant 37 jours pour finir par dire « oui » le 38ème ?
Si elle a cédé, c’est parce que les grévistes ont fait preuve d’une détermination, d’un esprit de sacrifice et d’un courage sans failles. Cette bataille pour la dignité de tous, ils l’ont remportée en sacrifiant leur salaire, leur vie de famille et leurs congés.

A l’issue du conflit, la direction a fini par céder sur :

– Le remplacement des salariés absents dans un délai de 3 à 5 jours
– Les problèmes d’effectifs en caisse
– Le contrôle des changements de rayon par les représentants du personnel
– La mise en place de 2 véritables caisses supplémentaires
– Le respect du temps de pause planifié
– La réparation durable du monte-charge
– La fin du recours systématique aux sanctions

La directrice essaye, pitoyablement, de sauver la face en réclamant « les comptes du CE » (qu’elle a déjà eu en début d’année) et en rappelant à chaque ligne « le pouvoir de direction ». Sauf que pour diriger, il faut de l’autorité. Et ça, Mme Flips n’en a pas. Elle a juste essayé de compenser par de l’autoritarisme, avec le succès que l’on connaît…
La CGT s’engage à faire respecter à la lettre tous les termes de l’accord et à intervenir à chaque fois que la direction sera tentée de s’en écarter.
Elle remercie tous ceux qui ont soutenu la grève : militants syndicaux, politiques, associatifs, habitants du quartier ou simples passants qui par leur présence et leur solidarité financière nous ont permis de remporter cette victoire.

Communiqué US Commerces Paris, le 3 jullet 2012

 Contact : Karl Ghazi – Tél. 06. 81. 36. 04. 59

Pour aller + loin :

– Un article du journal le Monde du 03/008/2012 :  A Paris, fin d’un conflit social de 38 jours dans un Monoprix

– Un article du Parisien du 27/07/2010 :  Un mois de grève au Monoprix Roquette