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Mobilisation : Journée de GREVE à la VILLE DE PARIS et au CASVP

Assemblée Générale à partir de 9h00 à la Bourse du Travail

Salle Grande Croizat – 3, rue du château d’eau – Métro : République

A 11h00 départ en manif vers l’Hôtel de Ville de Paris.

Lors de sa rencontre avec le Maire de Paris, le 14 octobre 2011, La CGT a déposé un préavis de grève pour le 29 novembre 2011 pour une augmentation de l’APS annuelle et mensuelle, la revalorisation des primes, l’avancement accéléré et l’avancement de grade.

Préavis de grève déposé pour la journée à la Ville et au CASVP.

Mise à jour :

Bilan de la journée d’actions : Pari gagné seul à l’appel de la C.G.T 

8,3 % de grévistes aujourd’hui en attente de réajustement 

Mardi, 9 h 30 nous étions nombreux dans la salle de la Grande Croizat à la bourse (500 personnes) de toutes les directions avec leurs syndicats CGT respectifs, à vouloir que nos revendications soient entendues :

  • 10 heures, départ en manifestation, revendicative et festive vers l’Hôtel de Ville.
  • 12 heures, une délégation est reçue par Maïté ERRECART avec la D.R.H. (M. LE GOFF, M. GEOFFRAY, Mme PAWLUK, et …).
  • 15 heures, retour de la délégation, oui nous aurions dû faire plus courts mais il fallait arracher des réponses et ce ne fût pas facile.

Madame ERRECART nous a d’abord fait une leçon sur le dialogue social, estimant que pendant la mandature de la Mairie de Gauche, le dialogue social a été bien dirigé entre les directions, la D.R.H. et les Élus. Puis ensuite, qu’il y avait « une phase de compromis pour rapprocher les points de vue ».

Pour la C.G.T., la réponse fut claire, nous n’accepterons jamais le terme de compromis, mais qu’il s’agissait bien de négociations sur les dossiers revendicatifs.
La Mairie de Paris est restée sur son principe de « dialogue social », qui, pour elle, est comptable d’accords.

Nous lui avons rappelé que nous étions dans ces lieux dans le cadre d’un mouvement de grève, rassemblant l’ensemble des revendications du personnel des Administrations Parisiennes, puisque le dialogue social tel que l’entend l’élue, nous oblige au rapport de force pour négocier.

Nous avons donc rappelé nos revendications et la réponse est : C’est la crise !!!
Est-ce là le seul argument à ce budget restreint ?

1 et 2 – sur l’APS mensuelle et annuelle et l’élargissement à l’indice 499.

Mensuelle comme annuelle, l’élue pense pouvoir se rapprocher des mutuelles et faire un effort sur l’augmentation prévue, ne précisant pas de combien ?
Et puis quand ?
Nous avons signalé que les mutuelles allaient augmenter en moyenne de 10 % (Loi de finances sur la Sécurité Sociale, Plan Sarko) aucune proposition le plus vite possible d’élargissement jusqu’à l’indice 499.
Des groupes de travail vont être organisés avec ouverture d’un cahier des charges pour le remboursement des frais médicaux qui ne sont pas suffisants actuellement.
Le panier de soins va être réexaminé ainsi que les prestations dentaires et optiques.

3 – Les ratios à 100 %. 

Ils proposent des augmentations dans toutes les catégories pouvant atteindre un taux de 25 %, ils estiment faire là un effort significatif.
D’après l’élue, les ratios portés à 100 %, ce n’est pas raisonnable. La période proposée par la mairie sur les négociations pourra aller jusqu’à mai/juin 2012. Ces ratios seront définis pour une période de 3 ans.

4 – L’avancement minimum dans l’échelon.

L’élue précise que l’exécutif y est plutôt favorable et réitère son attachement au statut parisien. Il demande, par ailleurs, la réouverture du décret de 1994 en disant que l’administration sélectionnera ce qui doit y rester et ce qui doit en sortir.
Nous exigeons une réunion qui précise les objectifs clairs de la Ville de Paris afin que nous puissions exprimer l’ensemble de nos propositions et faire valoir nos désaccords. Bien sur, tout en maintenant les avantages acquis.

5 – Le décret portant sur l’octroi de l’indice 499 à tous les corps de la catégorie C applicable à la Fonction Publique (sorti en novembre).

Précise que l’ensemble des personnels remplissant les conditions pourront être nommés au choix. La CGT revendique que la notion de choix qui inclut des critères respectifs ne soit pas appliquée mais qu’une règle de passage systématique soit mise en place statutairement.

6 – Plan séniors.

Aux vues des différentes réformes portant sur le rallongement du temps de carrière des agents et les différentes contre réformes des régimes de retraite des fonctionnaires, la CGT exige une attention particulière sur le rallongement de la date de départ des salariés. Beaucoup d’entre nous sont contraints à aller au-delà de 60 ans.
Pour nous, c’est inadmissible. Il est important de souligner que beaucoup d’entre nous partent sans avoir atteint les indices terminaux de l’ensemble de nos professions. Nous demandons donc qu’une attention soit portée sur ce constat. L’administration propose de travailler sur la mise en place d’un plan « dit séniors ». Là aussi, la CGT a matière à discussion…

7 – Le salaire de départ à 1 700 euros c’est non et l’élue ajoute même « vous dormiriez pendant des jours et des mois devant mes fenêtres que je n’accepterai pas cette mesure, ce n’est pas raisonnable. »
En effet, elle a fait ses comptes, elle nous dit que le salaire moyen en catégorie C est de 1 760 euros et en catégorie B de 2 200 euros, sans nous donner les chiffres de la catégorie A. Mais, après plusieurs esquives, on apprend que ce sont les chiffres avec les primes. Alors le salaire de départ à 1 700 euros, c’est pas pour aujourd’hui…

8 – L’octroi d’un 13ème mois ou d’une prime annuelle de 1 500 euros, c’est NON avec l’éternel argument que nous l’aurions déjà par le biais de l’IAT. La CGT a réaffirmé son désaccord.

9 – Les chèques déjeuner pour les agents ne pouvant pas se rendre dans les restaurants administratifs.

C’est NON aussi. Mais là, l’élue argumente de façon élégante. Elle nous donne les résultats d’une étude qui aurait été faite dans le troisième arrondissement dans une crèche où les personnels préfèrent déjeuner sur place plutôt que de s’aérer en déjeunant à l’extérieur de leur lieu de travail.
Mais, elle ne veut pas entendre que certains personnels avec des horaires atypiques ou éloignés de restaurants administratifs ou tout simplement régit par chronogestor (pas assez de temps pour se déplacer vers un restaurant administratif) pourraient prétendre à des tickets restaurant. Idem pour ceux qui dans la continuité du service public se voient imposer de manger sur place.
Madame Errecart considère d’autre part que le chèque déjeuné peut être un détournement afin d’augmenter le pouvoir d’achat des agents. Elle reconnaît par ailleurs que les projets de création de nouveaux restaurants administratifs sont abandonnés. Comment développer la restauration collective alors que d’autres fermetures sont prévues…

Il y a du chemin à parcourir pour leur faire acter des avis qu’ils émettent en faveur de nos revendications.

Restons vigilants au suivi de leurs propositions. La CGT a demandé un relevé de discussions que nous attendons vivement.

En dehors de nos revendications, il a été abordé différents sujets entre autre, la réception de tous les syndicats CGT. Chacun par leur élu de tutelle et leur direction. Madame Errecart dit qu’elle va faire la proposition à ces collègues mais précise que c’est elle qui de toutes les façons décide des suites à donner.

Et enfin, dans le cadre du plan de déprécarisation, la Mairie alloue 5 millions d’euros pour engager la titularisation. Mais, à quel taux, pour combien de femmes ou d’hommes et quand ? Une seule réponse, l’élue nous dit attendre la sortie de la loi pour prendre des décisions.

Dans le cadre du plan de titularisation hors loi, la mairie a titularisé 30 personnes en 2010 et cette année, elle a doublé les titularisations en titularisant 76 personnes. Belle performance…
La délégation, comme l’avait demandé notre collectif non titulaires, a reformulé la demande de documents précis, permettant en amont de la sortie du texte de loi définitif, le recensement de l’ensemble des contrats pouvant prétendre à la titularisation.
Une demande appuyée par la CGT à l’élue chargée des personnels vise à inciter les mairies d’arrondissement et les caisses des écoles à appliquer les mêmes règles…
Affaire à suivre …

Ainsi, rien n’est gagné et donc il a été décidé de continuer dans le rapport de force en descendant de nouveau dans la rue plus nombreux le 13 décembre, jour de conseil de Paris où sera voté le budget concernant les personnels.

Nombreux aujourd’hui, encore plus forts demain.