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DECLARATION CGT A L’AUDIENCE AVEC M. DELANOË Du 14 OCTOBRE 2011.

Le 14 octobre, Le maire de Paris, Bertrand DELANOE recevait les organisations syndicales pour une “grande messe” sur la politique budgétaire et les effectifs.

Dans sa très grande bonté, le maire a accordé 5 minutes à chaque organisation syndicale pour s’exprimer. 5 minutes c’est court… alors la déclaration de la CGT va droit au but, jugez-en par vous-même !

 

Madame la Maire Adjointe chargée des Personnels,

Monsieur le Maire de Paris,

C’est une 1ère… Vous invitez l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives à la Ville de Paris pour un échange sur le budget et les effectifs.

A chacune d’entre elle, vous accordez 5 minutes pour faire une déclaration … Quelle drôle de conception du respect de la représentativité et des personnels !!!

Et franchement, 5 minutes pour l’avenir du Service Public Parisien c’est scandaleux !

Mais sur votre conception de la démocratie, nous en avons l’habitude, puisqu’il y a peu de temps, contre l’avis unanime de l’ensemble des Organisations Syndicales au CSAP de mars 2011, vous avez prorogé d’un an le mandat des élus CAP.

Et, vous vous apprêtez à casser le statut particulier des Administrations Parisiennes, statut dit « obsolète » dixit la DRH,

Une fois que vous aurez cassé le statut, ce sera une facilité plus importante pour les privatisations.

Et pourtant, grand démocrate que vous êtes, vous avez mis en place la démocratie participative de proximité pour les parisiennes et parisiens et vous participez et innovez en appelant à voter pour des primaires départageant vos amis dans le cadre des élections présidentielles !!!

Les personnels des administrations parisiennes et leurs représentants seraient-ils à vos yeux des citoyens de seconde zone ???

En matière de démocratie vous faites fort !!!! Il n’y a qu’à regarder la charte préparée en sous main avec le CNFPT et prête à être signée, sans qu’aucune instance paritaire, sans qu’aucune Organisation Syndicale n’en soit avisée.

Vous supprimez les correspondants du Centre de Sécurité Sociale n° 602, un acquis historique issu du CNR sans un vote au CSAP, sans un vote au Conseil de Paris. Vous mettez en place des RS qui n’ont rien à voir avec les Correspondants sans consulter ni les CTP concernés, ni le CTP central, ni le CSAP, ni le Conseil de Paris.

Il suffit de voir le sort réservé à l’association « Santé – Amitié », une fois rattachée à la médecine statutaire donc à la DRH, vous nommez un Chef de service qui n’a aucune compétence et aucune expérience en matière de dépendance.

Vous cassez tout simplement un service social qui a démontré depuis de nombreuses années son utilité pour les personnels.

Vous en porterez seul la responsabilité et vous rentrerez ainsi dans l’histoire.

Nous n’épiloguerons pas sur votre choix stratégique d’avoir confié à DEXIA la gestion administrative des Accidents de Travail.

C’est un choix, encore une fois, qui met les personnels les plus fragiles dans la MERDE. Bravo monsieur le Maire de Paris.

La Dictature c’est : Taisez-vous (pour être poli) !!!

Votre démocratie c’est : Cause toujours !

Voici pour le préambule, mais en plus de ne pas entendre, vous n’écoutez pas. Vous nous dites c’est la crise, c’est donc « budget contraint ».

Ecoutez la rue. Contre la réforme des retraites, contre l’austérité, des millions de salariés, de retraités sont descendus dans la rue. Ils ne se bagarrent pas contre Sarkozy, ils se battent contre sa politique, contre le capitalisme.

Le 11 octobre 2011, ils étaient encore 300 000 dans la rue, sans oublier les manifestations des retraités, de l’éducation qui ont précédées. Dans vos administrations, les personnels se battent tous les jours contre la même politique que vous portez.

Le 11 octobre 2011, 10 % des personnels de la Ville en grève ça monte, ça monte… Il y a des choix que vous faites, Monsieur le Maire de Paris, qui vont contre le Service Public.

Nous vous le répétons ici haut et fort, la crise n’est pas la nôtre, c’est celle du capital et des gouvernements à sa botte.

Nous refusons de payer la dette. Il faut reconquérir la croissance et celle-ci doit passer par une augmentation générale des salaires et des pensions de 300 € mensuels, avec un Smic à 1 700 € et pas une retraite en-dessous de ce SMIC mensuel.

Ce sont ces conditions, avec une politique industrielle forte qui relanceront l’économie, qui seront créatrices de richesses, garantiront des Services Publics de qualité au service de tous et seront créatrices d’emplois pérennes…

Votre politique de redéploiement des emplois, de tassement des traitements et des carrières, de casse des acquis, de privatisations… Nous mène droit dans le mur, vous préparez tranquillement la casse complète du Service Public Parisien.

Oui les personnels revendiquent, à juste titre, des carrières linéaires avec des ratios à 100 %, l’augmentation de leur traitement budgétaire, l’augmentation des IAT et des PR, l’augmentation de l’APS, l’obtention d’un 14ème mois …

Oui les personnels revendiquent des emplois titulaires supplémentaires car ils n’en peuvent plus des cadences infernales qui entraînent maladies, accidents de travail …

Voir à l’extrême, des cas de suicides où systématiquement, nous demandons enquêtes et CHS qui nous sont toujours refusés !!!

Oui les personnels revendiquent une véritable Médecine Préventive, une amélioration de la restauration, des tickets restaurant, un budget plus conséquent pour les œuvres sociales, etc, etc, …

Pour défendre toutes ces revendications, Madame la Maire Adjointe chargée des Personnels, Monsieur le Maire de Paris, et pour contrer votre budget d’austérité, nous vous remettons en main propre ce jour un préavis de grève pour le 29 novembre 2011 et nous invitons l’ensemble des Organisations Syndicales qui refusent de se plier à votre politique de casse du Service Public à nous rejoindre dans cette action.

Il est temps aujourd’hui de nous recevoir pour ouvrir de réelles et sérieuses négociations afin de satisfaire l’ensemble des revendications des personnels.

L’argent du contribuable ne doit pas servir à dilapider le Service Public Parisien.

Il ne doit pas servir aux agences de notation capitalistes pour défendre votre gloire des 3 A.

Il ne doit pas servir aux actionnaires qui détruisent l’emploi et les salaires.

Il doit être au service de la collectivité avec un Service Public de qualité avec des moyens humains et matériels suffisants avec des personnels reconnus dans leurs missions et fonctions.