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Rassemblement interprofessionnel avec Bernard Thibault

 

Dans le cadre des élections dans la Fonction Publique et pour impulser le vote CGT, Bernard Thibault vient à Paris le vendredi 14 octobre, point d’orgue de la campagne. Cette date a été fixée, par la coordination confédérale, depuis juin.

La date des votes physiques est fixée pour le 20 octobre, mais dans plusieurs secteurs les votes,  par correspondance ou par vote électronique, auront déjà lieu en amont, notamment dans la semaine du 10 au 14.

Le calendrier de cette rentrée fait que nous nous trouvons aussi dans un contexte de mobilisation spécifique, trois jours après le 11 octobre.

Etant donné la situation économique dans laquelle les plans de rigueur se confirment et se succèdent, le 14 octobre nous serons très certainement dans des réflexions et des échanges concernant les suites de la mobilisation. Cet aspect, et l’importance de porter et faire entendre les propositions de la CGT, donnent au rassemblement parisien devant Jussieu un caractère d’actualité au-delà des élections.

Bernard Thibault à Paris

– déroulement de la journée :

  • 8h30 à 11h : rencontre avec les personnels de la maternité Saint Antoine, 12ème
  • 11h30 à 12h30 : AG au lycée Marcel Deprez, 11ème
  • 12h30 à 14h : rassemblement interpro Place Jussieu, 5ème
  • 14h30: pot militant et rencontre avec les ex-grévistes-non-titulaires à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS) rue d’Ulm

Mise à jour : compte rendu

Le 20 octobre, plus de trois millions de salariés de l’Etat et de la Fonction Publique Hospitalière éliront leurs représentants dans les commissions administratives paritaires et dans les comités techniques.

Ces élections revêtent une importance considérable pour l’avenir des personnels confrontés à une politique de restrictions budgétaires draconiennes notamment portée par le budget d’austérité 2012.

Les services publics sont un bien commun. Les préserver et améliorer leur fonctionnement intéressent toute la population.

C’est dans ce contexte que Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a rencontré, le 14 octobre, les salariés de plusieurs établissements publics parisiens.

Le matin, il s’est rendu à l’hôpital saint Antoine et au lycée professionnel Robert Debrez.

 A Saint Antoine, un échange a eu lieu avec les personnels de la maternité : chef de service, sages- femme, infirmières, aides soignantes… toutes et tous étaient là, indignés de la décision prise par l’Agence Régionale d’Hospitalisation, de fermer le service à la fin de l’année 2011, conséquence des restructurations en cours.

5000 accouchements par an, un suivi de grande qualité de la grossesse jusqu’à la sortie de la maternité…Tout cela est voué à la disparition. La maternité de Saint Antoine devrait être transférée à Tenon et à Trousseau où, de l’avis des personnels, toutes les femmes qui étaient susceptibles d’accoucher à Saint Antoine ne pourront être accueillies.

Le but recherché : la cession au privé d’une partie des accouchements !

Aujourd’hui, l’insécurité pèse tant sur l’équipe soignante qui n’a pas de réelle visibilité sur son avenir que sur les futures mères qui tout en étant inscrites à la Maternité de Saint Antoine ne savent où elles pourront donner naissance à leur enfant.

Un gâchis insupportable !

Au Lycée Debrez, là aussi, plusieurs questions d’une brûlante actualité ont été évoquées :

– la souffrance au travail intériorisée par les personnels, alors qu’elle nécessiterait une expression collective du syndicat, pour lutter contre les facteurs qui sont à l’origine de ce mal être : absence de reconnaissance des missions par les tutelles débouchant sur une absence de reconnaissance du travail des individus,

– la précarité de milliers de salariés pour lesquels la CGT demande la titularisation,

– la faiblesse des salaires et le manque cruel de formation des enseignants. La revalorisation du métier, métier totalement déconsidéré dans notre pays, est vécue comme une priorité, de même qu’une réforme de la formation. Aujourd’hui, s’est indigné un participant, on met de jeunes collègues dans des conditions terribles face à leurs élèves !

 Si l’Etat justifie les restrictions budgétaires par la nécessité absolue de résorber les déficits, comment expliquer les 172 milliards annuels d’exonérations fiscales et sociales aux entreprises sans aucun contrôle sur les résultats obtenus ?

Alors que de moins en moins de moyens sont octroyés pour la recherche, l’Education nationale, les hôpitaux ou la protection sociale dans son ensemble, la question n’est-elle pas plutôt : Quels sont les privilégiés aujourd’hui dans ce pays, les salariés qui payent la facture du déficit ou ceux qui profitent de la crise pour spéculer et en tirer partie ?

Après un rassemblement interprofessionnel, à 13 heures, place Jussieu, en présence des pompiers en grève de la Gare d’Austerlitz, Bernard Thibault s’est dirigé vers la rue d’Ulm, à l’Ecole Nationale Supérieure, pour saluer les 13 salariés qui, après une grève de plusieurs mois, avec le soutien sans faille des étudiants du prestigieux établissement, ont obtenu la transformation de leur contrat précaire en CDI.