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Compte rendu de la réunion du 13/09/2011 Direction de la DICOM

Compte –rendu de la réunion organisation syndicales / direction DICOM
13/09/2011

Présents :

DICOM : Valérie SANTELLI, Lionel BORDEAUX, Richard LEFRANCOIS et  Francky LANIMARAC

CFDT : Raoul COMTE, François VITSE  /  FO : Bertrand VINCENT, Fabien AIGOIN /  CGT : Serge SELLIER, Pierre DHIER / UNSA : Patricia ANGER, Stéphan CABARET

La DICOM a souhaité rencontrer toutes les organisations syndicales le mardi 13 septembre.

Serge et Pierre, représentant la CGT, ont donc assisté à cette réunion autour de l’ordre du jour suivant :

– les critères de notation et de primes    

– l’évolution des outils du 3975

– reforme du 3975[1]

Mr Lionel BORDEAUX a d’abord souligné que cette réunion sortait quelque peu du cadre traditionnel qui veut que seules les organisations syndicales ayant obtenu un mandat électif participent habituellement aux discussions avec la Direction.

En effet La présence active de la CGT sur le plateau du 3975 l’a incité et convaincu de la nécessite d’inviter notre syndicat à cette réunion

Nous nous réjouissons bien sûr de cette décision de la DICOM qui n’est pas restée indifférente à notre présence militante auprès des agents depuis de nombreux mois.

C’est donc fort de la légitimité que les agents nous apportent implicitement en participant toujours nombreux à nos réunions que nous abordons cette réunion.

Mr Lionel BORDEAUX nous rappelle plus précisément les différents points de l’ordre du jour :

  • Les critères de notation de 2011 seront pratiquement les mêmes qu’en 2010 avec la répartition suivante pour les critères : Qualitatif noté sur 14 points, Quantitatifs sur 4 points, l’implication sur 2 points.
  • Des nouveaux outils destinés à améliorer le traitement des appels du 3975 seront présentés dès que possible aux agents.  
  • Présentation de la reforme du 3975 : la Direction souhaite remettre sur la table les aménagements d’horaires qui avaient été proposés aux agents il y a 18 mois, à savoir :

Aménagement d’un rythme de travail sur 3 brigades : 8h30/16h30 (avec une pause déjeuner d’1 heure)

9h/17h (avec une pause déjeuner d’1 heure) et 10h/18h (avec une pause déjeuner d’1 heure)

Le système des permutations n’est plus limité.

Il s’agit selon la direction d’une réorganisation nécessaire pour pouvoir faire face à une situation qui  devient difficile : 31 agents travaillent en B2 fixe et 5 agents souhaitent encore incorporer cette brigade. De fait certains créneaux horaires sont peu couverts et posent problème.

Cette nouvelle organisation sera présentée prochainement aux agents qui pourront s’exprimer par un vote puis soumise au CTP pour une mise en application en janvier 2012.

Lionel Bordeaux invite ensuite les organisations syndicales à s’exprimer.

Pierre demande des précisions sur la reforme. Que devient la B2 fixe ? Qui travaillera le samedi ?

La réponse de la direction sur la B2 fixe est que cette brigade n’existera plus. Chacun devra adopter le rythme des roulements sur une amplitude horaire qui reste réduite.

Un planning spécifique sera établi pour le samedi avec la seule contrainte d’un seul samedi travaillé par trimestre et par agent.

Pierre s’étonne que cette reforme qui avait été rejeté à l’époque par les agents soit  de nouveau d’actualité.

Il regrette que l’on veuille changer l’organisation du 3975 sans tenir compte des agents qui ont organisé leur vie personnelle en fonction d’horaires très spécifiques qui quelque part les arrange.

Mr Lionel Bordeaux réagit vivement. Il est regrettable de constater que bien qu’il ait invité les organisations syndicales à s’exprimer Mr Lionel Bordeaux adopte une attitude très fermée lorsqu’un représentant syndical s’exprime.

C’est seulement après l’intervention de Serge  pour savoir si les organisations syndicales ont seulement été invitées pour approuver un projet de réforme ou pour pouvoir exprimer un point de vue différent que Mr Lionel Bordeaux se montre plus disposé à écouter.

Nous continuons de ne pas comprendre les motivations de la Direction et nous prenons actes de ce qui est présenté. Notre position est de revenir vers les agents pour connaitre leurs avis

Le représentant du Syndicat UNSA craint  également  que cette proposition d’aménagement des horaires  soit de nouveau rejetée.

Serge (CGT) intervient sur la méthode qui consiste à proposer un vote aux agents. Il souligne qu’il serait intéressant de pouvoir s’exprimer sur des contre-propositions et ne pas seulement répondre par oui ou non à une proposition faite par la Direction.

Le représentant UNSA intervient avec vigueur pour faire remarquer qu’on ne peut pas à la fois se targuer de demander l’avis des agents et lorsque la Direction le suggère s’y opposer

De plus, il constate que le réaménagement des horaires proposé par la Direction s’impose selon lui à cause d’un laxisme de l’encadrement qui a laissé passer des abus et aujourd’hui on est arrivé à une situation qui ne serait plus gérable.

Le représentant du syndicat FO fait remarquer qu’une pause méridienne est maintenant imposée à tous. Mr Bordeaux confirme et répond que la pause méridienne est une bonne chose pour les agents

Le représentant du syndicat FO qui doit quitter la réunion fait part de ses réserves sur cette reforme notamment parce qu’elle aura une influence sur le temps de présence effective des agents en imposant une pause méridienne

Le représentant de la CFDT tient à affirmer une position forte contre le travail en roulement tel qu’il se pratique actuellement sur le plateau et qui serait préjudiciable aux agents.

La représentante de l’UNSA demande des précisions sur les horaires du standard. La réponse de la Direction est que rien ne change.

L’ensemble des organisations syndicales souligne que le service peut bénéficier de jours de JRTT en compensation de sujétions particulières comme le travail en brigades et le travail du samedi matin. Chacune relève que la nouvelle organisation risque de remettre en cause ce régime particulier.

Mr Lionel BORDEAUX affirme fermement sa volonté de ne pas toucher aux JRTT. Cet acquis n’est pas remis en cause par ce réaménagement des horaires et selon lui c’est plutôt l’organisation actuelle qui risque d’éveiller l’attention de la DRH puisque actuellement une majorité des agents ne sont plus soumis aux contraintes particulières qui ouvrent droit aux JRTT.

Le représentant du syndicat FO demande si la secrétaire générale peut s’engager par écrit sur le fait que les JRTT ne seront pas remis en question. Lionel Bordeaux répond par la négative.

Sur le point de critères de notation, Pierre regrette que les agents ne connaissent pas les critères en début d’année. Francky LANIMARAC rétorque que les critères ont été communiqués aux agents en février 2011 et discutés lors de réunions avec les agents à la même époque.

La CGT affirme alors sa volonté de ne pas être enfermée dans un système de cogestion et se cantonne à sa position approuvée par les agents lors de la réunion d’information du 07 septembre à savoir : l’abandon des critères de notation individuelle et une prime d’un montant égal de 800€ pour tous.

Pour la CGT il est hors de question de se laisser enfermer dans un partenariat avec la Direction de la DICOM autour des grilles de notation spécifiques au service d’autant plus qu’elles n’ont jamais été élaborées en concertation avec les agents mais toujours imposées par le responsable du service Richard LEFRANCOIS.

Cette position ferme de la CGT sur les grilles de notation contraste fortement avec celle du syndicat CFDT. Son représentant a, en effet,  tenu à faire l’éloge de la grille d’évaluation car pour lui cette grille a le mérite d’être objective et permet d’éviter une notation à la tête du client.

Nous ne souhaitons pas à la CGT entrer dans ce débat car pour nous  il est essentiel de s’en tenir à ce que pensent les agents qui sont venus s’exprimer lors de notre réunion d’information du 07/09. Nous rappelons que le taux de la participation des agents à cette réunion était de 60%. Notre position reflète donc bien le ressenti d’une majorité des agents qui rejette ces grilles d’évaluation.

Pierre (CGT) souhaite intervenir aux noms des agents qui  l’ont mandaté en tant que militant CGT pour revendiquer 1 point d’indice supplémentaire pour tous les agents du 3975 et une prime départementale 2012 d’un montant de 800€ pour tous les agents du 3975. Et surtout, même si ce point n’est pas à l’ordre du jour de la réunion, Pierre souhaite faire part de la situation intenable dans laquelle se trouve les agents depuis le transfert des appels Facil’Familles. Il tient à faire savoir à Mr Lionel BORDEAUX que des agents du 3975 demandent l’arrêt des appels Facil’Familles.

Le représentant du syndicat UNSA,  souhaite avoir des précisions sur ce qui se passe sur le plateau avec  le dispositif Facil’Familles.

Mr Bordeaux expose les raisons qui ont amenés au transfert des appels Facil’Familles. L’argumentaire est le même que celui développé en réunion avec les agents du 3975 : les agents du 3975 sont  les plus professionnels pour traiter ce type d’appels.

Le représentant du syndicat UNSA comprend alors que les agents du 3975 sont le “punching ball” des parisiens qui ont une réclamation à faire.

Un représentant du syndicat CFDT craint quant à lui que le transfert des appels  Facil’Familles ne se soit fait que pour pallier aux carences du  dispositif proposé par la DASCO sans réelle possibilité d’apporter une réponse pour les agents du 3975. Il fait remarquer que le dispositif Facil’Familles va s’étendre à d’autres services , les crèches notamment  et  que les agents du 3975 vont être confrontés à une situation de plus en plus difficile. Il souligne cependant que comme vient de l’annoncer Lionel Bordeaux, le cabinet de la secrétaire générale a pris conscience de la situation et  va demander à la DASCO de se doter de moyens supplémentaires pour améliorer le dispositif.

Pierre insiste sur le fait que la situation est intenable pour les agents du 3975 qui en souffre au quotidien et redemande l’arrêt du transfert des appels Facil’Familles.

Pour résumé, sur les revendications des agents du 3975 :

La direction se déclare incompétente et impuissante pour obtenir une augmentation du point d’indice et pour obtenir  une prime conséquente pour les agents. Mme Valérie SANTELLI confirme qu’il n’y a aucune possibilité de dotation financière plus importante ni aucune possibilité de changement d’indice en dehors des cadres réglementaires figés jusqu’en 2013.

Cette revendication ne sera donc pas relayée par la direction de la DICOM.

Lionel Bordeaux n’envisage pas de couper le transfert d’appels Facil’Famille car selon lui c’est de la compétence du service.  Il est déjà intervenu auprès de la secrétaire générale pour que des moyens supplémentaires soient mis en place à la DASCO pour faire face aux difficultés rencontrées par les Parisiens.

Les agents du 3975 continueront de gérer le niveau 1 des appels Facil’Familles.

 



[1]  Ce dernier point a été rajouté par la DICOM la veille de la réunion